Le Livre D'Adèle.

« Reste bien cachée. Tu ne risques rien.»

Ayrin.

Croyant son maître en pleine difficulté Ayrin se leva et sortit de sa cachette.

Adèle bestseller. Viens...

« Reste bien cachée. Tu ne risques rien. »

Cinq monstres avançaient à petit pas, leurs marches accéléraient. Leurs formes se distinguaient plus à chaque seconde. Non. Ils n’avaient pas de formes. Leurs visages, sans nez, sans bouche, sans yeux. La jeune femme se demanda comment pouvaient-ils voir ou respirer ? La réponse importait peu elle devait les tuer. Non ils devaient.

Elle et son maître.

Leur corps étaient souples et agiles. Ils étaient grand, d’environ deux mètres. Les bêtes se déplaçaient avec légèreté, à tel point de faire peur à la jeune fille. Elle resta toutefois sur sa position de combat.

Plus ils avancèrent plus la demoiselle distingua leur arme :un sabre chacun, assez grand pour faire sûrement deux fois les jambes du maître. Ils avaient tous les cinq un poignard qui tombaient sur leurs hanches fines et musclées. Et dans leur dos un petit arc. Un petit arc. La demoiselle rit, un petit arc. Pas plus grand qu’un mètre.

Elle se raviva. « Grandeur ne fait pas excellence ». Les paroles resurgirent dans sa tête, des paroles que son maître lui avait prononcé le jour où elle comparait les candidats pouvant être gagnant à un concours. Le maître s’avança, démarche déterminée et rapide. Il se retourna et ajouta :

« Reste ici Ayrin. Ne bouge que lorsque je te l’ordonne ! »

Il ne plaisantait pas. Sa voix était franche et nette. Son buste redressait. Il devait se battre pour deux.

Pour lui et elle. Sajino et Ayrin. Maître et élève.

Il le pouvait. Il le devait.

Les monstres avançaient. Ils étaient maintenant à moins de dix mètres de Sajino, qui se plaça en position de combat. Jambe fléchit, une légèrement en avant par rapport à la deuxième, buste droit. Il dégaina son épée d’une main et de la deuxième sortit son poignard. Il avança. Les cinq monstres se dispersèrent en hurlant. Ayrin eut un frisson qui lui parcouru le dos. Les hommes bêtes voulaient tuer. Des machines de guerre. Elle ne pouvait compter que sur son maître.

Elle avait peur, c’était la première qu’elle avait ressentit cette sensation depuis qu’elle était l’élève de Sajino.